De Môm’artre au Plus Petit Cirque du Monde, en passant par OpenCinema et MakeSense, découvrez les projets qui nous ont inspiré au moment de créer Buena Cultura Social Club :
C’est Ashoka, premier réseau mondial d’entrepreneurs sociaux qui nous a fait découvrir le merveilleux projet de Chantal Mainguene, Môm’artre. Si ce n’est pas déjà fait, nous vous recommandons d’abord de découvrir notre premier reportage qui présente cette association innovante! Cette vidéo revient sur les 10 ans de l’association Môm’artre, solution innovante de garde d’enfants à la portée à la fois sociale et culturelle. Accessible à tous grâce à un système de tarification variant selon les revenus de la famille, l’association Môm’artre favorise la mixité sociale et les rencontres au sein d’un quartier. En plus de cet objectif social, Môm’artre emploie des artistes professionnels qui animent des ateliers auprès des enfants.
Une référence dans ce domaine : le peintre-sculpteur Gérard Garouste et son travail avec l’association La Source, qu’il a fondée en 1991.
Cette « association à vocation sociale et éducative par l’expression artistique (…) a pour mission première d’aider des enfants et des jeunes de 6 à 18 ans en difficulté (familiale, scolaire ou identitaire) voire en situation d’exclusion, à développer leur créativité artistique dans de nombreux domaines. » Selon l’artiste, cette approche « favorise l’épanouissement de l’enfant non pas dans la perspective d’en faire un artiste mais un être de désir », pour qu’il devienne « ce qu’il doit être ».
L’une des actions de La Source est en partenariat avec la Fondation Culture et Diversité, qui développe notamment des programmes en faveur de la cohésion sociale. Ces derniers « reposent sur la conviction que le partage de repères culturels et les pratiques artistiques sont de formidables outils de cohésion sociale, par l’épanouissement de chacun et l’apprentissage du vivre-ensemble ». Grâce à des partenariats spécifiques dans les secteurs concernés, des ateliers de sensibilisation culturelle et de pratique artistiques sont ainsi organisés pour que les élèves d’établissements classés en Zone d’Education Prioritaire découvrent la musique (avec l’Orchestre Colonne), l’improvisation (le Déclic Théâtre), le théâtre (le théâtre du Rond Point), l’image (le BAL / Les Amis de Magnum Photo), la danse (les Rencontres chorégraphiques internationales de Seine Saint-Denis) et la créativité artistique (La Source).
Sources : http://www.associationlasource.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=62:presentation&catid=42:la-source&Itemid=76
http://www.fondationcultureetdiversite.org/mode-d-action-pour-la-cohesion-sociale.html
2. Des bidonvilles à Bollywood
Changeons d’art, de continent et de problématique sociale! Nous voilà en Inde. Elisabeth Pereira est danseuse et chorégraphe. Elle donne aussi des cours de danse Bollywoodienne à des filles de 6 à 13 vivant dans les rues de Bombay, l’occasion pour ces dernières de s’amuser, d’avoir une véritable enfance. Elisabeth et sa mère accueillent ainsi, chez elles, ces petites filles en leur donnant un peu d’argent et de quoi manger. Malheureusement, on ne peut plus parler de ce projet au présent : faute de financement pour trouver un lieu, faire venir d’autres professeurs et ainsi formaliser cette belle initiative, la famille d’Elisabeth a du y renoncer.
Cette histoire, frustrante mais ô combien réaliste, a été dénichée par Christian Vanizette, co-fondateur de MakeSense.
MakeSense est une communauté internationale comptant près de 400 membres actifs, les Gangsters, qui imaginent des solutions concrètes en réponse aux problématiques d’entrepreneurs sociaux. Ce projet open source se développe dans le monde entier grâce aux réseaux sociaux. En tant que fondateurs de Buena Cultura Social Club, nous appartenons à la communauté MakeSense. Nous partagerons nos vidéos avec les autres Gangsters et souhaitons qu’un maximum de collaborations puisse être initiées entre les projets BuenaCultura et MakeSense.
Source : http://vimeo.com/16764352
Open Cinema, c’est du cinéma par et pour les gens de la rue. Un projet ambitieux, qui grandit en Angleterre et que nous espérons bientôt voir apparaître en France! En guise de résumé de leur action, nous vous proposons la présentation suivante, traduite de leur site, mais pour tous ceux qui comprennent l’anglais, nous vous recommandons vivement d’aller lire la version originale et détaillée, ce projet est passionnant!
Open Cinema est un réseau britannique de ciné-clubs dont la programmation est établie par et pour les personnes en situation d’exclusion sociale. Chaque semaine, les participants regardent les meilleurs films du cinéma classique et contemporain et travaillent avec des réalisateurs professionnels pour créer leur propre film. Open Cinema est la première association qui offre à ses bénéficiaires la possibilité, non seulement de programmer les films qu’ils veulent voir, mais aussi de rencontrer les réalisateurs professionnels dont ils s’inspirent et de réaliser des films fondés sur leurs propres idées et expériences. Les loisirs et la culture sont source d’épanouissement personnel, des études montrent d’ailleurs qu’ils contribuent à une meilleure santé mentale et au bien-être des personnes en situation d’exclusion sociale.
Source : www.opencinema.net
4. Pour changer le sens de la World Music
Mark Johnson, un directeur de studio d’enregistrement new-yorkais, a vu en la musique la seule chose que chaque culture, chaque pays à travers le monde, puisse apprécier et comprendre. De cette idée est né un documentaire intitulé « Playing for Change« , où un ensemble de musiciens de rue, d’origines et de styles musicaux du monde entier, jouent des classiques tels que « Stand by Me ».
« Quand on parle de World Music, c’est tout ce qui n’est ni Américain ni Anglais. », observe Mark Johnson. « La World Music, ce devrait être de la musique jouée ensemble par tout le monde. »
Playing for Change a relevé ce défi insensé et produit aujourd’hui des albums où chaque chanson réunit différents artistes du monde entier! Le montage audio et vidéo permet ainsi d’obtenir un morceau joué et chanté par des artistes se trouvant chacun à l’opposé du globe.
Playing for Change travaille par ailleurs avec des communautés de pays tels que l’Afrique du Sud, le Népal, le Rwanda, le Mali et le Ghana pour construire des écoles de musique et fournir des instruments aux enfants. Le groupe a permis d’établir 7 programmes qui comptent aujourd’hui 600 bénéficiaires.
Source : http://www.pbs.org/newshour/rundown/2012/02/playing-for-change.html
La Compagnie des Boiteux est une troupe de théâtre constituée de personnes accueillies en structures d’hébergement « où chacun pourra s’épanouir avec ses différences, motivations et atouts! » ce projet à été développé par trois éducatrices du milieu de la précarité, un psychanalyste et un comédien. Pour plus d’informations : lacompagniedesboiteux@gmail.com.
A Aubergenville, la Compagnie de théâtre Kokoya à développé un volet « Art, Culture et société » pour mettre son savoir-faire artistique au service d’actions artistiques menées hors les murs. Ils animent notamment des ateliers de Théâtre Débat Action et Communication Non Violente pour dialoguer et débattre par le jeu pour mieux vivre ensemble.
Source : compagniekokoya.fr
Les arts du cirque sont utilisés dans le cadre d’actions sociales développées dans le monde entier.
En France, citons Le Plus Petit Cirque du Monde. Cette école d’enseignement des arts du cirque développe des programmes dans les secteurs des pratiques artistiques, de l’éducation populaire et de l’action sociale et ce, non seulement en Île de France (dans le quartier des Blagis à Bagneux) mais également à l’échelle internationale en organisant des échanges de jeunes avec d’autres pays.
Notons également que le Cirque du Soleil développe, en partenariat avec l’organisme Jeunesse du Monde, le programme Cirque du Monde. Né en 1995, ce projet « vise à redonner aux jeunes en situation précaire une estime de soi, à leur faire prendre conscience des forces et des talents qu’ils n’ont pas encore eu la chance d’exploiter ». « Les techniques de cirque y sont utilisées de concert avec une pédagogie d’intervention auprès des jeunes. »
« Depuis sa création, le programme Cirque du Monde est maintenant implanté dans plus de quatre-vingts communautés à travers le monde en partenariat avec de nombreux organismes communautaires locaux, reconnus dans leur milieu pour la qualité de leur travail auprès des jeunes. »
Source : http://www.cirquedusoleil.com/fr/about/global-citizenship/social-circus/cirque-du-monde.aspx
http://www.lepluspetitcirquedumonde.fr
C’est en nous inspirant de tous ces projets que nous avons créé l’association. Si ce n’est pas déjà fait, lisez maintenant notre article Pourquoi Buena Cultura Social Club? !
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